Il sort un papier de sa poche et le jette par terre. Les spots de lumières illuminent la scène d'un bleu électrique et de quelques phares violet. Les jeunes filles se ruent pour aller au devant de la scène. Un monsieur assez âgé, le crane rasée et un écarteur à l'oreille gauche croque dans son hot dog sur dosé en moutarde. Nicola saisi le micro et chante le couplet. Encore une fois, il fait crier tout le stade. Tout le stade de France, remplis jusqu'à la dernière place. Les deux filles à ma gauche s'embrassent fougueusement et laissent leurs mains se balader où bon leurs semble. Une d'elle à les cheveux bleus. L'autre à des docks montantes et porte une robe courte et noir. Mais ses cheveux sont bruns. Ni bleus, ni rouge ou encore verts. Je presse la main de Tony, folle de joie et totalement hystérique. Il me regarde et sourit. Puis se met à crier aussi fort qu'il peut les paroles de la chanson. Je saute sur lui et l'embrasse, longuement. Il met ses mains sur mes hanches et me monte sur ses épaules. Je crie et lève les bras avec une folle énergie. La musique vibre partout dans mon corps, comme une décharge électrique. Je m'oublie et suis ailleurs. Je suis chez elle, la musique. Je ne pense plus. Je suis heureuse. Folle de cette musique.